AU SERVICE DU SURNATUREL

Saison complète et disponible sur les différentes plateformes de vente ci-dessous :

 

  SAISON 3 : RILEY 

 

 

Les Manor Hotel. Cette chaîne hôtelière mondiale qui accueille les surnaturels, des créatures légendaires en tout genre. Suivez Riley, une veilleuse un brin loufoque et aux coups de pied redoutables, dont la mission se résume à botter les fesses des surnaturels qui sèment la pagaille. 
Entre situations cocasses, combats épiques, sans oublier des scènes très hot, vous aurez de quoi vous amuser, comme cette héroïne qui n’en manque pas une. Car oui, après Jenna, l’humaine télépathe de la saison 1, Blake, le mage aux pouvoirs légèrement incontrôlables dans la saison 2, c’est au tour de Riley de faire son entrée fracassante. 
Nous n’avons qu’une chose à vous dire : bienvenue aux Manor Hotel…

LES 8 ÉPISODES DE LA SAISON DE RILEY

À venir : les 4 prochains épisodes

 PREMIER CHAPITRE OFFERT

 

 

1 – Je crapahute, nous crapahutons...

 

 

Près du Manor Hotel d’Australie, plus exactement au centre de l’île-continent…

 

Je menais ma Jeep comme une pro sur la piste défoncée, coupant à travers le désert. Il faisait chaud. Je suais à grosses gouttes, mais la sensation de liberté procurée par cette virée loin de toute civilisation, wouah !

— C’est cool, hein !?

Le rottweiler assis sur le siège passager se tourna vers moi d’un air blasé avant de regarder à nouveau le paysage défiler.

 

[Oups ! Suis-je bête. Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas encore découvert l’histoire de Jenna, la pauvre humaine qui s’est retrouvée à vivre entourée de surnaturels au Manor Hotel de Seattle et de l’autre,Blake, avec qui j’ai eu une petite histoire amoureuse – toute petite... D’ailleurs, je l’ai oublié. Bref –, je vous fais un topo : les surnaturels, comprenez des créatures légendaires en tout genre, existent. Ils adorent passer du temps dans les Manor Hotel, autrefois des sanctuaires censés les protéger... heu... de vous, humains. Puis vous avez préféré nous voir comme des personnages de fiction. Bon, pourquoi pas. Il faut dire qu’on vous y a aidés en écrivant nous-mêmes bon nombre de ces histoires, en les publiant, puis en les produisant en séries ou en films. Vous avez compris, quoi. Eh bien, chacun de ces treize Manor Hotel est dirigé par un mage. Enfin... sauf celui de Budapest : le mage en question, Blake, a décidé de se tirer, brisant net notre petite histoire d’amour – censée ne pas avoir existé, je sais. Quant à moi, vous devez maintenant vous demander à type de créature j’appartiens. Voilà, j’y viens. Je suis une veilleuse, une fille avec de super-aptitudes pour mater le cul des autres. Il le faut bien ! Ma caste a pour but de maintenir l’ordre dans notre monde de surnaturels.]

— Ce qui est encore plus cool, c’est que tu ne peux même pas me répondre. Et ça, ma grande, ça n’a pas de prix, souris-je avant de jeter un regard sur ma compagne de voyage. Oh, ça va ! Ne fais pas cette tête.

Je me concentrai sur la route pour éviter une ornière et soufflai bruyamment.

— Franchement, je t’en veux grave. Dire à ce type que j’avais une maladie sexuellement transmissible, c’était un coup bas. Ce n’est pas un truc qu’on fait à sa petite sœur.

Un jappement attira mon attention sur la chienne qui me suivait partout depuis quelques mois.

— Tu peux comprendre que j’avais besoin de m’offrir un peu de plaisir, non ? T’étais pas obligée d’intervenir, repris-je avant de lever les yeux au ciel en devinant ce qu’elle pouvait penser. Okay. Son intention, c’était de me tuer juste après. Et alors ? Ça n’aurait pas été la première fois ! Comme les autres, je lui en aurais fait passer l’envie, mais au moins, je ne serais pas morte d’ennui en t’entendant me faire tout un speech moralisateur ensuite. Je déteste ça. Tu le sais, hein ?

Je tapai sur le volant, exaspérée.

— Et puis pour être franche, je ne sais pas ce qui me retient de te laisser là, dans ce désert, à te débrouiller toute seule pour rejoindre le Manor Hotel. Tiens ! en parlant de celui-là.

En effet, apparut au détour d’un escarpement rocheux l’immense mégalithe portant le nom d’Ayers Rock – Uluruen langue indigène. Ce n’était pas la première fois que je me rendais dans ce sanctuaire surnaturel. J’avais été immédiatement emballée par la mission que m’avait confiée le Conseil de me rendre dans ce Manor. Il s’agissait d’enquêter sur des disparitions qui avaient commencé cinq jours plus tôt à un rythme d’une par jour. Il fallait vite régler le problème avant que les gens ne découvrent le pot aux roses et décident de déserter cet hôtel. Bon, après, ils ne semblaient guère s’inquiéter des situations alarmantes. Par exemple, lorsque Blake [oui, encore lui] avait failli faire s’écrouler sur la clientèle l’établissement dans lequel ils résidaient. Mais bon. Mieux valait ne pas tenter le diable et ses épouses, les épouses étant bien plus effrayantes.

J’arrivai devant l’immense rocher aux tons ocre. L’endroit était peu fréquenté par les touristes humains, qui se concentraient sur l’autre face. Je descendis du véhicule en ordonnant à Samantha de rester à l’intérieur. En me dirigeant vers la paroi rocheuse, je baissai le bas de mon short qui était remonté. J’avais revêtu l’une de mes tenues favorites : Lara Croft Power – mini-short, débardeur sans manches et fortement échancré, histoire d’être sexy en pleine brousse ou dans la jungle et même dans le désert. À la cuisse droite était attaché l’étui de mon glaive, mon arme favorite. Sur la surface en grès, je traçai du bout des doigts le signe permettant d’accéder au Manor. Là, une fissure lézarda la roche sur une bonne dizaine de mètres de hauteur. Puis, dans un silence étrange, les parois s’écartèrent. Elles offrirent un passage à l’intérieur même du mégalithe célèbre, mais finalement peu connu. Je toussais, agitant une main devant moi contre le nuage de poussière qui venait de s’élever.

— Faudrait vraiment qu’ils fassent quelque chose pour ça ! dis-je en remontant dans le véhicule encore en marche. Prête, Sam ?

La chienne au pelage noir et marron se contenta de regarder droit devant.

— Ne me demande pas pourquoi, mais je sens qu’on va bien s’éclater ici !

Je fis vrombir le moteur de ma décapotable, qui pénétra dans le Manor le plus farfelu de la chaîne. La fraîcheur du lieu me fit un choc, vu comment je venais de souffrir de l’étouffante chaleur à l’extérieur. À deux à l’heure, la voiture passa entre les parois en grès qui se refermaient derrière nous.

— Eh bien ! Il ne faut pas être claustro, hein !?

Je jetai un regard sur le chien qui soufflait comme un âne, langue pendue et yeux écarquillés.

— Oups ! J’ai oublié que c’était ton cas. Allez. Serre les fesses, ma fille, lui dis-je en souriant de toutes mes dents. Ça ne va pas durer indéfiniment.

Je prenais un malin plaisir à me moquer d’elle, surtout aujourd’hui après le coup qu’elle m’avait fait. Les phares éclairaient l’étroit passage devant nous, et je me concentrais pour ne pas nous embourber sur cette piste sablonneuse, histoire de ne pas finir en mode « pancakes » entre les rochers.

 

[Bon, rassurez-vous. Il existait un système de sécurité qui bloquait la fermeture dans l’éventualité où le véhicule s’arrêterait.]

Au bout de quelques minutes apparut la lumière droit devant nous.

— Respire. On arrive.

L’espace était dégagé et circulaire. Connaissant le fonctionnement pour parquer les voitures, j’arrêtai notre véhicule sur un emplacement indiqué au sol à ma gauche. Sam avait déjà bondi à l’extérieur alors que j’en étais encore à couper le contact. Je levai la tête. Face à moi, les niches creusées dans la paroi étaient pratiquement toutes occupées par un moyen de locomotion de quatre, trois ou deux roues, mais également de type volant. Cela permettait d’en stocker un grand nombre dans un espace réduit. Les surnaturels étaient très inventifs, et heureusement ! Car il en fallait de l’imagination pour passer inaperçus vis-à-vis des humains, et ce, depuis des milliers d’années. C’est que nous vivions dans tous les milieux, y compris ceux non explorés par les hommes, et que nous possédons tant de formes qu’un dictionnaire ne saurait suffire !

Je sortis à mon tour pour prendre les deux valises dans le coffre. Les portant à bout de bras, j’appuyai du pied sur la petite borne au sol indiquant que ma Jeep était prête à être garée. Le signal d’alerte bipa trois fois avant que la plaque métallique ne se mette en branle, soulevant mon tout-terrain par-dessous pour aller l’enfourner dans une niche quatre mètres plus haut. Tandis que nous commencions à traverser la cour, des grooms vinrent à notre rencontre pour se saisir de nos affaires et les emporter jusqu’à la réception. Avec discrétion, je plaçai correctement, sous mes aisselles, les lanières de l’étui du glaive que je portais à présent dans le dos. Lanières et étui de la courte lame étaient invisibles pour les autres, ce qui me permettait d’être toujours armée sans attirer l’attention sur moi. Voir débarquer une fille armée d’une épée pouvait en surprendre plus d’un, et la discrétion était de mise dans mon rôle de veilleuse.

« C’est à se demander pourquoi ils sont venus aussi nombreux vu la quantité de bras qu’ils ont. Un seul d’entre eux aurait largement suffi. »

Je leur emboîtai le pas, Sam sur mes talons, le long du couloir taillé dans la roche. Sam alla renifler le groom juste devant nous. Il s’arrêta, surpris, puis sortit un bonbon de sa poche avant droite et de le tendre à ma chienne de sœur.

— Il a un sacré flair ! complimenta-t-il en me jetant un regard en arrière.

— Vous n’avez pas idée. Sam ?

La chienne revint vers moi, ravie de sa trouvaille-bonbon.

— Tu me dégoûtes ! lui soufflai-je en grimaçant. Tu ne sais même pas où il a mis ses mains, et toi, tu le lèches, comme ça !

Elle jappa, me tourna le dos et s’éloigna de moi du style « vas-y, cause toujours tu m’intéresses ». Je levai les yeux au ciel avant de me remettre en marche.

« Faut vraiment qu’on trouve un truc pour la sortir de ce merdier. C’est plus possible. »

Au bout du couloir apparut une immense salle ronde. En fait, tout cet hôtel était un patchwork de pièces circulaires plus ou moins vastes reliées entre elles par des galeries à l’intérieur même d’Ayers Rock. Les humains étaient loin de se douter que ce mégalithe célèbre abritait une véritable fourmilière de surnaturels en villégiature. Avant même d’y mettre les pieds, on pouvait entendre le brouhaha régnant dans le hall de réception. Vu le nombre de véhicules stationnés dans le parking, l’hôtel devait être plein comme un œuf. Sam avait devancé tout le monde et je la rejoignis à la sortie du couloir où elle m’attendait patiemment.

Devant nous s’étendait l’immense salle de 360 mètres de diamètre. De forme arrondie, elle se résumait aux bureaux de réception en son centre, cerclés par un bandeau d’eau de couleur turquoise. De petits ponts en pierre permettaient d’accéder à l’îlot où des réceptionnistes faisaient les check-in et out derrière leur comptoir, lui aussi en pierre. Sur une quarantaine de mètres de hauteur, les parois étaient toutes percées de fenêtres et de portes, avec de multiples escaliers, taillés à même la roche. Car c’est d’ici que tout partait. L’ensemble du complexe s’étalait dans toutes les directions sur sept kilomètres. Il y avait de tout. De l’hôtel en lui-même, avec ses 570 chambres de toutes tailles, à des jardins tropicaux, de multiples restaurants, des complexes sportifs et de détente, et même une salle de concert. Il y avait aussi, tenez-vous bien, une plage artificielle pour les inconditionnels de surf ou de la bronzette, dont je faisais partie ‒ surtout la dernière catégorie, même si je n’étais pas contre un peu de sport. Je descendis les quelques marches, traversai l’espace vide en jetant un regard circulaire sur cet univers ocre et bleu. Tout n’était fait que de pierres, et au-dessus de nos têtes dominait un ciel lumineux factice. Je passai entre deux énormes sphères en verre. J’en comptais une trentaine, placées à intervalles réguliers et cerclant le cours d’eau que j’enjambai pour arriver devant le comptoir de grès.

— Bienvenue au Manor Hotel ! Que puis-faire pour vous ?

Chaque fois que je croisais une personne, j’avais deux regards. Le premier pour évaluer sa dangerosité ; le second, pour attribuer une note à son look. Je sus d’emblée que la jeune fille était inoffensive, je me concentrai donc sur ce que je voyais de sa tenue vestimentaire. On peut dire qu’il n’y avait pas eu de grands changements depuis la dernière fois où j’étais venue. Ils étaient restés coincés dans les années 70, style « baba cool ». Tissus colorés et lunettes rondes aux verres roses pour les filles et jaune ou bleu pour les hommes. Car, oui, il avait aussi des mâles derrière ce comptoir. Je fis la grimace en jetant un regard sur l’un d’eux.

« Ouais sauf que la chemise à fleurs, c’est rédhibitoire pour moi. »

Je penchai la tête sur le côté en m’attardant sur son postérieur pendant qu’il servait une cliente du côté opposé.

« En revanche, le jean moulant à pattes d’eph... »

— Mademoiselle ?

— Ah oui. Excusez-moi. Vous disiez ? repris-je en me concentrant sur la pagili ‒ si je me fiais aux branchies dans son cou.

Elle me sourit et répéta sa demande. Ma bonne humeur revenant, je m’accoudai au comptoir en me penchant vers l’avant.

— C’est ma première fois dans ce Manor et je dois dire que je suis HY-PER-EXCITÉE d’être ici. Donnez-moi ce que vous avez de mieux.

— Cela signifie que vous n’avez pas réservé ? Si c’est le cas, je suis désolée, mademoiselle, mais nous n’avons plus aucune disponibilité.

— Non non, j’ai réservé.

« Enfin mon boss l’a fait pour moi. Espérons qu’ils ont daigné nous réserver une bonne chambre et pas un truc tout pourri. »

— À quel nom ?

Le moment que je redoutais le plus était arrivé :

— Juana... Marie.

— Quel est votre prénom, Marie ou Juana ?

Là, il y eut un instant de flottement avant qu’elle ne comprenne et se mette à pouffer bruyamment.

—Tiens, on ne me l’avait jamais faite celle-là. C’est que vous avez le sens de l’humour, miss Mari-juana. Bon, je vous enregistre à quel nom ?

— Marie Juana, répétai-je, dépitée.           

Mon agent de liaison au siège social, avec lequel j’avais eu une brève aventure, ne me donnait que des noms de couverture débiles. Je suis persuadée qu’il se vengeait parce que je l’avais largué disons un peu trop abruptement à son goût. Je revoyais la scène. Je venais d’arriver dans l’open space des agents pour récupérer les instructions de ma prochaine mission.

— Pourrais-je te parler une seconde ?

— Tu veux dire comme ça ? Devant tout le monde ? lui avais-je rétorqué.

Là, il m’avait demandé pourquoi je l’évitais depuis quelques jours. Comme nous travaillions ensemble, je voulus me montrer pour une fois un peu indulgente :

— Essaye de comprendre, nous n’avons rien en commun à part une passion pour ton énorme pénis. Et encore, ça commence à me passer, là…

Il avait viré au rouge tomate – déjà qu’il possédait une carnation d’un rose soutenu ‒, puis avait jeté un regard sur les gens qui nous observaient avant de filer. Sur le coup, j’avais été satisfaite qu’il ne tente pas de me supplier de le garder comme amant. 

[Ben oui, c’est souvent comme ça que ça se termine.]

Les ragots qu’il faisait courir sur moi, ce nom de couverture, autant d’indices qu’il n’avait pas si bien pris notre rupture, finalement.

Je jetai un œil sur ma sœur à quatre pattes dont les épaules étaient agitées de soubresauts. Elle était clairement en train de se foutre de ma gueule.

— Veuillez m’excuser, miss Juana, nous avons effectivement une réservation à votre nom pour... un adulte et un chien. Nous vous avons attribué la chambre numéro 436. Le règlement se fera en fin de séjour. Cette bulle de transport que voici, m’indiqua-t-elle en faisant un mouvement de main derrière moi, vous mènera directement à votre chambre. Il vous suffit de vous installer à l’intérieur avec votre animal et sélectionner votre destination sur le panneau de contrôle. Si vous vous rendez dans votre chambre, vous n’avez qu’à passer votre carte magnétique, que voici, au-dessus. Ces bulles de transport vous serviront pour vous déplacer dans tout le complexe, dont voici le plan.

Je récupérai le tout en la remerciant.

— Vous avez des questions ?

— Oui. Où se trouve ma chambre sur le plan ?

Un coup d’œil sur le dépliant plastifié m’avait déjà donné l’info, mais je me devais de faire comme si c’était ma première visite en ce lieu.

— C’est très simple. Vous voyez ce point vert lumineux ? Il indique que vous êtes à la réception. Il y a un traceur dans votre carte magnétique que le plan peut détecter.

— Oui, c’est très bien tout ça, mais ça ne me dit pas où est ma chambre.

— Attendez, j’y viens, me répondit-elle en clignant verticalement des paupières. Vous voyez le point rouge, là ? Eh bien c’est votre chambre. De ce fait vous saurez à tout moment où vous vous trouvez par rapport à elle. Ingénieux, n’est-ce pas ?

« Carrément ! Ça, ça m’aurait vachement aidée par le passé ! »

Lorsque j’avais huit ans et ma sœur dix, nous avions passé trois semaines dans cet hôtel avec nos parents. Comme ils étaient soucieux de faire de nous de parfaites veilleuses, chaque occasion était un entraînement en soi, ou l’on se devait d’exceller. Les parties de « chasse au trésor » étaient un incontournable lors de nos vacances. Mais cela n’avait d’attrayant que le nom. Nos parents s’amusaient à nous perdre et nous devions rentrer par nos propres moyens, bien sûr sans faire appel à une aide extérieure. Je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais passé des journées entières à errer avant de retrouver mon chemin. J’avais même failli mourir lors de notre visite du Grand Canyon. Et ces nombreuses nuits passées à la belle étoile. Mon séjour à l’intérieur de l’Ayers Rock ne fut pas de tout repos... contrairement à celui de nos parents, débarrassés de nous. Bref, mon enfance fut loin d’être facile. Mon adolescence non plus, d’ailleurs. Ma vie de jeune femme, n’en parlons pas ! Il faut souffrir pour être moi.

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