LA MAGIE D'AVALON

 Un saut dans le temps projette Shannon du 21ème au 6ème siècle.

À travers son histoire, c'une invitation à rencontrer les figures mythiques des légendes arthuriennes. Une épopée extraordinaire en 7 tomes au cœur de cette période historique communément appelée les Âges sombres.

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La destinée incroyable d’une femme qui se révélera dotée de pouvoirs incommensurables. Shannon pensait être une jeune Anglaise de 27 ans comme les autres. Or, lors d’un séjour dans le sud de l’Angleterre, sa vie bascule lorsqu’elle se retrouve prisonnière d’un phénomène inexpliqué. Au centre des ruines de l’ancienne abbaye de Glastonbury, à notre époque, l’instant suivant, elle est parachutée au VIe siècle sur la mythique île d’Avalon et rencontre la célèbre enchanteresse, Morgane la fée. Pour quelle raison cette femme reconnue comme possédant de grands pouvoirs aurait-elle permis à Shannon de déchirer le voile du temps ?

 

LA MAGIE D'AVALON T1 : MORGANE
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Shannon est à nouveau emportée par le tumulte des événements, contre lesquels elle tentera de se battre, contrairement à ce qui se passe dans le tome 1. Elle deviendra plus forte et son pouvoir magique suivra cette évolution. Ses relations avec Léodagan Pendragon seront plus que tendues que jamais, et d'autres personnages feront leur apparition, compliquant d'autant plus l'existence de Shannon et son désir de retourner sur l'île mythique d'Avalon afin de rejoindre sa mère, Morgane la Fée. Elle espère y arriver à temps afin que cette dernière lui permette de rejoindre notre époque en créant à nouveau une brèche à travers le temps.

 

LA MAGIE D'AVALON T2 : PENDRAGON
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Un nouveau bond dans le temps entraîne Shannon, mais également Léodagan Pendragon, une cinquantaine d’années dans le passé. Nous ne sommes plus au vie mais au ve siècle. L’Empire romain n’a pas encore disparu. C’est l’époque d’Arthur avant qu’il ne devienne celui de la légende, ce guerrier qui s’oppose aux envahisseurs saxons pour la préservation de son peuple breton. C’est également le temps du mage Merlin qui accueillera nos deux héros, obligés de faire cause commune pour tenter de survivre à cette extraordinaire aventure qui les entraînera tous trois de Stonehenge à la Gaule pour venir au secours de l’armée bretonne menée par le jeune Arthur. Les événements vont rapprocher Shannon et Léodagan. Quant à Myrddin, le grand mage et père de Shannon, il se révélera aussi puissant que mystérieux. Mais le trio arrivera-t-il à temps pour sauver Arthur Pendragon et lui permettre d’entrer dans la légende ?

 

LA MAGIE D'AVALON T3 : MYRDDIN
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Ve siècle. C’est le temps du puissant mage Myrddin, le père de Shannon et également celui de Léodagan, Arthur Pendragon avant qu’il ne devienne l'homme de la légende, ce guerrier qui s’oppose aux envahisseurs saxons pour la préservation de son peuple breton. Pour le moment, il faut le sauver des francs dont l'attaque est imminente. Et quand sera-t-il de la relation entre Shannon et Léodagan ? Ce rapprochement entre eux sera-t-il éphémère ou le début d'une grande histoire d'amour ? Et survivront-ils à cette aventure qui bien qu'extraordinaire demeure terriblement dangereuse ?

 

LA MAGIE D'AVALON T4 : ARTHUR
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Shannon et Léodagan ont réussi à retourner à l’époque de ce dernier, le ve siècle. Mais sitôt arrivés, rien ne se passe comme prévu. D’une part, Myrddin n’a pas honoré sa promesse de les y retrouver et d’autre part, un comité d’accueil les y attend : les Saxons. Le couple se retrouve alors séparé, notre héroïne ne sachant ce qui est arrivé à Léo. Seule, elle doit faire face au roi saxon, Cissa, ainsi qu’à la fille aînée de Morgane la Fée, sa sœur Nimue. Les prêtresses d’Avalon ont pris la décision de s’allier aux envahisseurs, rendant d’autant plus grande la menace qu’ils représentent pour les Bretons.
Plusieurs questions se posent alors : Shannon pourra-t-elle retrouver Léodagan, celui que son cœur a choisi d’aimer ? Que peut faire une simple femme, même dotée d’une puissante magie, contre des peuples déterminés à vaincre sa patrie d’adoption ?

 

LA MAGIE D'AVALON T5 : NIMUE
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L'avant dernier tome de cette extraordinaire aventure de Shannon ayant fait le choix de vivre au VIe siècle auprès de Léodagan Pendragon. Mais comment pourrait-elle continuer sans lui ?

 

LA MAGIE D'AVALON T6 : LÉODAGAN
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Voici le dernier tome de l’extraordinaire aventure de Shannon, fille du grand mage Myrddin et de Morgane la Fée. Elle a fait le choix de vivre au vie siècle auprès de Léodagan Pendragon, mais pourra-t-elle survivre au déchaînement des événements ? Pourra-t-elle devenir cette femme aux grands pouvoirs afin de protéger le peuple breton contre les envahisseurs germaniques et les prêtresses d’Avalon ?

 

LA MAGIE D'AVALON T7 : SHANNON

CHAPITRE OFFERT

 

 

Prologue

 

 

 

Le monde devint chaos. J’avais été propulsée du vingt et unième siècle à celui que les historiens nommaient les Âges sombres, le mystérieux sixième siècle. Mon existence se résumait alors à survivre à tout un tas d’épreuves plus dangereuses les unes que les autres. À croire que Dieu ou l’une de ces divinités qu’adoraient les gens de cette époque maudite avaient une dent contre moi. Après de multiples périples, je me retrouvais donc en train de fuir pour ma vie, coupant à travers champs, poursuivie par toute une bande de gars armés jusqu’aux dents. Pour le coup, je remerciais la destinée de m’avoir incitée à faire de l’exercice physique ces derniers mois.

Bien qu’essoufflée et en nage, j’arrivais encore à courir. Il le fallait. Je tournai brièvement la tête ; l’angoisse me fouetta le sang et me fit accélérer. Ils étaient là pour mon plus grand malheur, et absolument pas ralentis par tout l’attirail qu’ils portaient. Attirail dont j’avais eu un aperçu. L’acier de leurs longues épées, de leurs haches et lances renvoyait l’éclat du soleil, sans parler de ces armures que je n’avais vues que dans les films sur l’Empire romain. Qui sait ? Faut croire que les peuplades de l’île de Bretagne continuaient à en porter même si Rome était tombée depuis des décennies. Je soulevais davantage les jambes en maugréant sur la longueur de ma robe. Le bas ne cessait de s’accrocher aux ronces et aux branches jonchant le sol. D’autant plus que la fine pluie qui tombait depuis un moment prenait rapidement de l’ampleur, rendant le sol glissant. C’était bien ma veine !

« S’ils me mettent la main dessus, je suis foutue ! »

Folle d’angoisse, épuisée ‒ et ah oui ! pour couronner le tout, perdue ‒, je courais droit devant moi sans vraiment savoir où aller. Je ne connaissais rien de cette contrée, de ce pays, de cette époque. Affolée, je jetai un bref coup d’œil sur mes poursuivants.

« Bon Dieu ! »

Ils ne se trouvaient qu’à quelques mètres derrière moi et, vus de plus près, ils étaient carrément flippants, surtout que certains riaient, visiblement amusés de me courir après. Je n’avais pas le choix. Il me fallait les distancer coûte que coûte sous peine de mourir, ou de souffrir de la pire des manières qu’il soit. Je n’avais aucune idée de leurs intentions, mais il ne fallait pas être devin pour savoir ce que toute une bande de barbares pouvait faire à une femme comme moi. Surtout que je les avais vus tuer sauvagement d’autres hommes. Les giclées de sang sur ma robe bleu foncé, sur mon visage, prouvaient à quelle horrible scène j’avais assisté avant de réussir à m’en éloigner aussi vite que j’avais pu. Allez savoir pourquoi ils prenaient la peine de me poursuivre, à présent, surtout quand l’un d’eux, le blond courant en tête, venait de prendre ma défense, là-bas où la confrontation avait eu lieu.

Je fus stoppée net dans mes pensées comme dans ma course par un impact violent dans mon dos. La douleur me coupa le souffle et je tombai face contre terre, ou plutôt contre boue. L’instant suivant, les mains de celui qui venait de s’écraser contre moi me retournèrent comme une crêpe. Par réflexe, et sans même vraiment voir ce qui se passait, je me débattis comme un diable. Mais l’homme réussit rapidement à m’immobiliser les bras d’une prise sur mes poignets. Comme maintes fois vu à la télévision, je tentai d’administrer un coup de genou dans les parties intimes du monsieur. D’une, cela ne fonctionna pas vu la longueur de ma robe qui entravait mes mouvements ; de deux, il ne sembla vraiment pas apprécier mon intention. L’instant suivant, son corps massif me coupa le souffle en écrasant le mien si frêle. C’est en levant les yeux pour croiser les siens, d’un noir sans fond, que je reconnus l’homme qui m’avait sauvé la vie un peu plus tôt. Il faut dire qu’il était le seul à avoir de longs cheveux blonds. Malgré son poids, j’espérais qu’il ne me voulait pas de mal. Pourquoi s’être donné la peine de me sauver avant, sinon ?

Et puis il souriait à demi, visiblement amusé d’être juché ainsi sur moi. Son regard se perdit bien plus bas que mon visage : sur ma poitrine en partie dénudée. Mon vêtement avait fait les frais de mes dernières aventures rocambolesques et, mouillé, il me collait à la peau tandis que ma respiration saccadée soulevait exagérément mon buste. Une chose était certaine, je ne laissais pas ce type indifférent et, pour tout dire, lui non plus ne me laissait pas de marbre. Il était l’un de ces hommes qui s’imposaient immédiatement face aux autres. Peut-être que mon jugement était faussé à cause de l’impression qu’il m’avait laissée la première fois que je l’avais vu surgir, tel un héros d’autrefois se portant au secours des jeunes femmes en détresse. C’était exactement ainsi que cela s’était passé entre nous. Il était un guerrier à l’ancienne et il se trouvait que j’avais été en très mauvaise posture lorsqu’il était apparu pour me secourir. Comme les autres, il portait une sorte de pantalon en cuir glissé dans des bottes maintenues en place par des lacets enroulés autour de la jambe jusqu’aux genoux. Une sorte de cuirasse en métal sombre protégeait son torse et son dos. J’en percevais la solidité, contre ma poitrine, ne pouvant le toucher de mes mains, les bras étant largement écartés par la prise qu’il exerçait sur moi. En dessous de cette sorte d’armure, il portait une tunique à manches courtes laissant ses bras nus, à l’exception de bracelets qui lui prenaient tout l’avant-bras. Eux aussi devaient être en cuir, comme la tunique, tant cette odeur m’enveloppait, se mêlant à celle de la terre détrempée que j’affectionnais tant. J’avais des difficultés à respirer, plus à cause de sa poitrine écrasant la mienne que des effets de la course ; et il y avait cette flopée d’émotions qui déversaient dans mes veines une dose massive d’adrénaline.

Je levai les yeux sur le visage de cet homme en partie dissimulé par ses cheveux mouillés et par des traînées de sang et de boue. Un frisson me saisit sous son regard. Non par peur, mais en raison d’une multitude de sentiments qui me faisaient battre le cœur avec force. Il était certain que je n’allais pas faire de vieux os en restant dans cette époque et en subissant constamment des événements intenses capables de me provoquer une crise cardiaque. Il regarda derrière lui et j’aurais voulu faire la même chose, mais il m’était impossible de lever la tête tant il était près. Mon horizon était complètement noyé, les gouttes crépitant bruyamment tout autour de nous.

Lorsque ses yeux revinrent se poser sur les miens, j’eus soudain un doute sur ses intentions. Son regard était froid, déterminé. Alors je sentis le fil d’une courte lame sur mon cou. Je me figeai sur l’instant, effrayée par la menace de cette arme autant que par l’homme qui me maintenait ainsi sous son joug.

 « Non, mais c’est pas croyable, ça ! Comment j’en suis arrivée là, déjà ? »