EXTRAIT :

LA CHUTE DES ANGES

— Evana, souffla-t-elle.

— Ysalis, que t’arrive-t-il ?

— Nous sommes attaqués, murmura-t-elle, la voix emplie d’angoisse.

Je contournai rapidement le lit et pris place devant le miroir.

— Attaqués ? Mais comment ?

— Je...

Elle se retourna soudain et regarda sur sa gauche ce que je ne distinguais pas moi-même. Quand un homme apparut dans le champ de vision et la tira en arrière en la happant par la taille de ses deux bras musculeux avant de la soulever. Elle tendit les bras vers moi dans une supplique désespérée pour que je l’attrape alors qu’il l’emportait loin du miroir. Elle se débattit et son assaillant la fit tomber sur le sol.

— Merde, Ysalis, Ysalis ! appelai-je, paniquée.

— Evana !

Des images de l’agression que j’avais subie plusieurs années plus tôt défilèrent dans ma tête. Je pouvais encore ressentir la peur qui se cristallisait dans mes entrailles tandis que je me débattais avec l’énergie du désespoir pour tenter de m’arracher aux deux hommes qui voulaient me faire du mal. Un cri d’Ysalis balaya ce souvenir. Je l’appelai-je à nouveau, folle d’angoisse.

— Aide-moi ! me supplia-t-elle.

Je ne pouvais croire que j’assistais impuissante à l’agression de celle qui avait été mon amie d’enfance. Pourtant, j’avais beau m’interroger sur une façon de l’aider, je ne trouvais aucune solution. Je ne pouvais pas faire appel à la police ou simplement prendre sa défense en sachant qu’elle se trouvait dans un autre monde, un autre univers que le mien. Je pouvais entendre à une certaine distance des explosions, des cris d’hommes qui se battaient. Ysalis se releva et revint vers moi en tendant les mains devant elle, le visage ravagé par l’angoisse.

— Pardonne-moi, soufflai-je en posant une main sur la surface froide du miroir alors que je ne pouvais lui porter secours.

L’instant suivant, je fus propulsée en avant et tombai, percutant durement le sol.

— Evana attention ! cria Ysalis.

Une énorme main s’abattit sur moi et me releva en me projetant en arrière. Je percutai le mur et retombai lourdement. Je vis l’ombre de mon assaillant s’étaler sur le dallage tandis que je me trouvais accroupie, le souffle coupé par le choc. Néanmoins et sans perdre un instant, je roulai sur le côté, me redressai. J’abattis le tranchant de ma main droite sur la nuque de l’homme qui s’était abaissé pour me saisir. Ce fut lui qui tomba, assommé. Je relevai la tête et pris conscience que les deux individus tiraient entre eux le corps d’une Ysalis immobile. Je ramassai sur le sol une sorte de bâton et courus en abattant mon arme de fortune sur la tête de l’individu de droite. Le second se retourna et laissa tomber le corps d’Ysalis sur le dallage au milieu de la pièce. Il s’avança vers moi, un mastodonte de muscles très en colère.

— Je sens que je vais passer un sale quart d’heure.

 

« Ne pas le laisser me toucher. »

 

C’était la phrase que je me répétais inlassablement alors que je tentais d’éviter chaque coup de mon adversaire. Fort heureusement, je me révélai plus rapide et agile que lui, grâce à mes entraînements hebdomadaires depuis plusieurs années dans différents arts martiaux. Je me déplaçais de droite à gauche, essayant de trouver son point faible. Je cherchais également une arme, n’importe quoi d’utile dans cette chambre qui aurait pu me servir pour l’abattre. L’homme était massif et portait une sorte d’armure noire recouvrant entièrement son corps, à l’exception de sa tête. Cela me compliquait d’autant plus la tâche pour l’atteindre, mais ce n’était pas impossible. Rien ne l’était. Il suffisait de trouver le bon angle d’attaque. S’il y avait une chose que je devais retenir de mes années d’entraînements en arts martiaux, c’était ceci et la patience. Attendre le bon moment pour frapper. Je contrôlais ma respiration, calmais le rythme furieux de mon cœur frappant à grands coups dans ma poitrine.

L’homme grogna d’insatisfaction de ne pouvoir me toucher. En chaussettes, j’en vins à glisser sur le dallage pour éviter de justesse l’un de ses coups. Il ne laissa pas passer sa chance et me frappa du revers de sa main gantelée. Surprise, je reçus le coup en pleine poitrine et fus propulsée dans les airs avant de retomber en glissant sur le sol à quelques mètres de là. Je n’eus pas le temps de me remettre qu’il s’avança rapidement et me saisit par le cou en me soulevant à bout de bras. Mes pieds battaient dans le vide tandis que, de mes deux mains, je tentais de défaire celles qui enserraient ma gorge et me privaient d’air. L’asphyxie jeta un voile rouge devant mes yeux. Mais le désir de vie devint plus fort, plus tenace que l’apathie qui me tirait vers la mort. Je relevai les jambes et les posai sur son torse à la base de son bras. Je basculai mon poids en arrière en tirant de toutes mes forces sur mes jambes, causant, sans nul doute, une grande douleur à mon adversaire. Il finit par me lâcher. Au sol, je pus enfin prendre une grande inspiration, et me massai le cou douloureux. Malheureusement, il n’en avait pas fini avec moi. Il s’approcha et s’arrêta net alors que j’étais là, à genoux, vulnérable devant lui.

Il baissa les yeux et je fis de même. J’aperçus comme lui la lame qui le transperçait de part en part. Il s’écroula sur le côté. Je vis alors la frêle silhouette d’Ysalis, les deux mains qui avaient tenu l’épée tendues devant elle. Instinctivement, je me relevai et la pris par le bras en cherchant autour de nous un endroit par lequel fuir ou nous cacher. La pièce était éclairée par des sortes de colonnes lumineuses à l’angle des murs de pierres apparentes. Je nous dirigeai vers le balcon et vis que nous nous trouvions trop haut pour pouvoir sauter.

— Merde ! Y a-t-il une autre issue ? Une sortie ? bredouillai-je, les lèvres pincées autant par l’inquiétude de notre situation précaire que par les douleurs qui commençaient à se faire ressentir.

— C’est le seul accès, m’informa-t-elle en pointant la direction de la porte d’où nous parvenaient les bruits d’un combat.

— Okay ! On se débarrasse des types encore en vie dans la chambre et on se barricade à l’intérieur, ordonnai-je.

Je rejoignis l’un des deux hommes inconscients et le traînai pour le laisser tomber dans le couloir. Je courus vers l’autre.

— Ysalis, un peu d’aide serait la bienvenue, bougonnai-je en tirant le second corps par les jambes, ce qui m’arracha un grognement tant il était lourd.

Elle s’avança et m’aida avec le deuxième individu. Je fermai la lourde porte en bois, puis me demandai comment la bloquer ; il semblait n’y avoir aucun système de verrouillage.

— Et cet homme ?

Je me retournai pour voir le corps qu’elle pointait du doigt, celui qu’elle avait abattu.

— Mort. Viens m’aider à traîner cette armoire pour bloquer l’accès.

Je tentai de pousser le meuble en bois et ne pus le déplacer que de quelques centimètres.

— Nom de... tu as quoi là-dedans... Une voiture ? me plaignis-je.

Je pris appui contre le mur sur le côté en y posant un pied et poussai du dos avec l’aide d’Ysalis. Nous réussîmes à le glisser jusqu’à la porte. Je m’épongeai le front de mon bras nu et reculai en me saisissant de la main d’Ysalis. Un coup violent se fit sentir et pas seulement dans le meuble : des hommes essayaient d’entrer dans la chambre.

— Ils arrivent, souffla mon amie, affolée et d’une pâleur extrême.

Je retirai l’épée du cadavre devant nous et la soulevai en la prenant des deux mains, surprise de son poids.

— Ça pèse une tonne, ce truc ! Okay, Ysalis ! Mets-toi sous le lit, vite, ordonnai-je tandis qu’un autre coup se répercuta dans toute la pièce.

Je tournai la tête pour m’assurer que la jeune fille s’était cachée et entendis la chute de l’armoire à quelques mètres derrière moi. Je me retournai vers les nouveaux intrus en devinant que je n’avais que peu de chances de les battre à l’épée. Un groupe d’hommes entra dans la pièce, j’en comptai une dizaine au moins. Ils s’arrêtèrent, visiblement surpris. Certains penchèrent la tête sur le côté en glissant un regard sur moi. Apparemment, ils n’étaient pas habitués à voir une femme en short, les jambes nues.

— Quoi ?! Si j’avais su, je me serais habillée pour l’occas, les mecs ! répliquai-je en soulevant négligemment les épaules.

C’était bien moi, ça ! Narguer mes opposants. Bon. Ce n’était pas si grave dans cette situation : aucun d’eux ne comprenait ma langue puisque je venais d’un monde parallèle. L’un des hommes m’ordonna quelque chose que j’eus des difficultés à saisir. Fort heureusement pour moi, j’avais pour ma part des bases de leur dialecte. Il leva son arme pour appuyer ses dires en me menaçant. Je laissai la mienne tomber sur le dallage, puisqu’elle ne me servirait à rien, et attendis le bon moment. Il sourit et s’avança, ce qui fut une grave erreur pour ce charmant monsieur.

Il se baissa pour récupérer la lame et j’en profitai pour lui envoyer mon genou droit en pleine face. Il tomba à genoux, les deux mains sur son visage. Je profitai de sa position pour poser un pied sur son dos et m’élever pour prendre de l’élan et abattre mon poing sur le visage de l’homme derrière lui, lui brisant le nez aussi sec. Je savais où porter mes coups pour provoquer le plus de dommages possible, ou tout du moins empêcher que mes adversaires ne soient aptes à me rendre la pareille. Je reculai et pris une position défensive, les mains près du visage et les jambes légèrement pliées et écartées, m’obligeant au calme, dans l’attente du prochain affrontement.

Les sourires s’effacèrent et les épées se dressèrent.

« Ça se corse un chouia, là ! »

Un des hommes se détacha des autres et s’arrêta devant moi. Il parla, mais je ne saisis qu’un mot : Ysalis. Leur langue ressemblait à celle que m’avait enseignée durant de nombreuses années ma grand-mère, qui était originaire d’un pays d’Europe de l’est.

— Non, répondis-je avec fermeté dans la langue maternelle de celle-ci.

Ils semblèrent comprendre. C’était déjà ça.

— Attendez ! lança Ysalis.

La jeune femme sortit de sous le lit et je lui barrai le passage de mon bras alors qu’elle voulait s’avancer vers eux.

— Ysalis, tonnai-je en la tirant pour l’obliger à prendre place derrière moi, ce qui fut loin d’être aisé vu le volume de sa robe.

— Ils sont avec nous, m’expliqua-t-elle dans ma langue.

Sans les lâcher du regard, je marquai tout de même ma surprise.

— Ils sont avec nous, me répéta Ysalis en posant une main sur mon épaule style « calme-toi donc un peu, ma grande ».

Comme si de me défendre bec et ongles contre des gugusses en armure qui en voulaient à ma peau était un acte disproportionné. Dans un mouvement synchro digne des gardes de Buckingham Palace, le groupe s’agenouilla devant nous, ou plutôt devant Ysalis. La jeune femme me contourna à nouveau et alla s’entretenir avec ces hommes pendant que je restai plantée là, à les fixer. J’avais l’impression de me retrouver en plein film d’époque, dans une chambre se trouvant probablement dans un château en présence de gens vêtus à la mode moyenâgeuse. D’ailleurs, en y regardant de plus près, l’armure entièrement noire qu’ils portaient ressemblait plus à une version futuriste que l’on pouvait trouver dans les jeux vidéo. Et pour couronner le tout, ils se battaient encore avec des épées.

— Dame Evana ?

Je relevai la tête et surpris les regards insistants sur moi.

— Evana, m’appela à nouveau Ysalis à demi tournée dans ma direction.

— Oui, répondis-je en carrant les épaules, décidée à passer à l’action au lieu de rester figée là comme une andouille.

« À la moindre menace de leur part, je bastonne tout le monde et file à l’anglaise. »

— Venez que je vous présente à ma garde.

« Comme si on n’avait que ça à faire ! Bref. Aucun commentaire, ça vaut mieux pour les fesses. »

Je pensai peu me tromper en supposant que contredire la royale personne que j’avais protégée jusqu’ici ne serait pas au goût de ceux qui veillaient sur sa sécurité. Je m’avançai et pris place à sa gauche. Elle s’exprima dans sa langue et je réalisai qu’elle faisait les présentations. Elle se retourna vers moi et me traduisit ce qu’elle venait de déclarer.

— Je vous présente Dame Evana qui m’a sauvé la vie. Voici, Aidan Talan, premier protecteur.

Celui-ci, en entendant son nom, s’arrêta de discuter avec l’un de ses hommes et se tourna vers nous. C’était un individu aussi grand que les autres, dans les 1,90 m. D’après sa carrure, il ne devait pas avoir un pet de graisse en réserve. Ajoutez à cela une imposante armure et le regard froid d’un tueur et vous avez le parfait portrait du « mec à fuir sous peine de se faire pourfendre pour un simple mot de trop ». Autrement dit, je risquais gros, car j’étais exactement ce genre de personne. Je n’étais pas à proprement parler une grande gueule. Mais c’était disons une déformation professionnelle. Dans le monde de la finance, il fallait savoir s’imposer, surtout en étant femme dans un milieu où ne nagent que des requins. Pour en revenir au fameux protecteur, il avait les cheveux bruns ultra-courts et devait avoir entre trente et quarante ans. C’était difficile à évaluer avec les traces de saleté ou peut-être de sang qui recouvraient son visage. Combattre lors d’un entraînement était une tout autre chose que ce que je venais de vivre dernièrement. L’analyse concernant son âge était sans doute aussi faussée par l’expression dure et fermée qu’affichait cet homme. Il prit la parole d’une voix profonde, néanmoins parla trop vite pour que je saisisse le sens de sa réplique.

— Qu’est-ce qu’il a dit ? demandai-je à Ysalis.

— Qu’il se charge de ma protection, à présent.

— Si tu veux mon avis, tu es plus en sécurité avec moi qu’avec lui, arguai-je, en lui faisant comprendre par le regard ce que je pensais de celui qui avait laissé cette attaque se produire.

— Evana ! souffla-t-elle, visiblement gênée par mon comportement.

— Quoi ? Il les a laissés passer, non ? répliquai-je en regardant l’homme mort sur notre droite.

Visiblement, leur chef sembla comprendre ma remarque, car il se redressa et ses traits marquèrent une forte désapprobation. Une autre personne s’approcha, compressant son nez qui saignait encore. Il prit la parole et je soupirai, exaspérée de ne pas comprendre en me retournant vers Ysalis pour une traduction.

— Il dit qu’il n’avait jamais vu une femme combattre.

Je lui fis un clin d’œil avant de grimacer devant les dégâts que je lui avais occasionnés.

— Désolée, tentai-je dans leur langue en montrant du doigt son visage.

— Ça va, répondit-il lentement afin que je le comprenne.

Je lui souris. Il était plus séduisant que leur chef, même s’il avait le nez éclaté par mon coup de poing.

— Rykan ? lança le responsable de la bande.

L’homme face à moi parla avec celui qui se nommait Aidan Talan. Les deux individus me dévisagèrent et je sentis leur regard glisser sur mon corps à moitié dénudé. Le premier, Rykan, me sourit. Quant au second, le chef Aidan, il fixa ses prunelles d’un noir profond dans les miennes avant de s’approcher. Il s’exprima en détachant chaque syllabe afin de se faire bien comprendre de ma petite personne. C’est qu’avec mes 1,78 m, il trouvait le moyen de m’écraser de sa hauteur.

— Si vous essayez quoi que ce soit en mettant en danger la vie de notre revendicare, je vous tue, compris-je.

— Ça veut dire quoi revendicare ? demandai-je à Ysalis, comme s’il ne venait pas de me menacer.

— C’est ce que je suis, enfin cela signifie « prétendante », me renseigna-t-elle.

— Je ne lui ferai aucun mal, répondis-je en fixant mon attention sur cet homme.

Il fit un pas en arrière.

— Sachez que je ne suis pas si facile à tuer, mon vieux ! ajoutai-je après qu’Ysalis m’eut aidée avec la traduction.

J’avais eu affaire à des hommes plus coriaces et menaçants que lui par le passé. J’avais eu pour collègues des requins prêts à vous dévorer dès que vous montriez la moindre faiblesse. J’étais loin d’être une faible femme et il devait le savoir.

— Je prendrai un grand plaisir à vous prouver le contraire, murmura-t-il, sûr de lui, ce que je n’eus aucun mal à comprendre étant donné l’aura de danger que ce type dégageait.

Puis il tourna les talons et sortit sans un mot de plus en rengainant son épée. Son second, Rykan, le suivit en m’accordant un sourire avant de partir. Le reste du groupe se retira rapidement en emportant les corps avec eux.

— Ça, c’est du spectacle ! On peut dire que vous ne vous ennuyez pas par ici, plaisantai-je, afin de masquer ma peur en repensant à ce que j’avais fait et la manière dont j’avais combattu, alors que le calme revenait et que le danger s’éloignait. Je soupirai avant de me retourner vers la jeune fille.

— Ça va ? demandai-je en constatant qu’elle semblait sur le point de fondre en larmes.

Je posai mes deux mains sur son visage et encastrai mon regard dans le sien. Je comprenais qu’elle subissait le contrecoup de ce que nous venions de vivre. J’étais moi-même bien secouée malgré mon aptitude à rebondir. 

— Tout va bien, à présent, murmurai-je d’une voix réconfortante alors qu’elle tremblait comme une feuille.

Elle fit un signe affirmatif de la tête, mais je voyais bien qu’elle était perturbée. Je la pris dans mes bras et lui caressai le dos pour tenter de la réconforter quand mon attention se porta de l’autre côté de la pièce.

— Non, soufflai-je.

— Evana ? demanda surprise la jeune femme.

Je me redressai et m’avançai en ne pouvant regarder autre chose que le mur qui me faisait face. Je levai une main hésitante et touchai le miroir brisé dont seuls quelques morceaux demeuraient fixés à l’encadrement doré. Ysalis s’accroupit puis se releva, tenant du bout des doigts un éclat du miroir qui renvoya la lumière.

— Est-ce que ça signifie que...

J’étais incapable de finir la phrase devant l’importance de ce que signifiait ce simple objet brisé. L’évidence me tomba brutalement dessus et elle était effrayante. Je me repliai sur moi-même, la tête dans les mains. Ce fut Ysalis qui me prit à son tour dans ses bras en me répétant inlassablement que tout irait bien. Ce qui m’avait permis de venir en ce lieu inconnu, ce qui me rattachait à ma vie... La porte vers mon monde... venait de se refermer et je me retrouvais dans un univers dont je ne connaissais rien et qui promettait davantage de dangers que celui que je venais de quitter. J’étais perdue.

 

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