AU SERVICE DU SURNATUREL

Saison complète et disponible sur les différentes plateformes de vente ci-dessous :

 

  SAISON 1 : JENNA 

 

 

« Bienvenue au Manor Hotel. Que puis-je faire pour vous ? »
C’est ainsi que je commence chacune de mes conversations avec les clients qui se présentent à l’accueil de cet hôtel luxueux au cœur de Seattle. Je devrais peut-être ajouter : « êtes-vous un humain ou un surnaturel ? » Car oui, la grande particularité de cet établissement est qu’il accueille également des créatures légendaires en tout genre. Et croyez-moi, ça défile ! Je ne vous dis pas les situations cocasses, voire carrément angoissantes, auxquelles je dois faire face. Quand je pensais avoir tous vu, moi enfermée dans un asile par ma famille qui refusait de croire en ma capacité de pouvoir lire dans les pensées d’autrui. C’est un petit plus que j’ai obtenu suite à l’accident de voiture qui a failli me coûter la vie. Hé bien, je peux vous dire que ce n’est rien comparer à cette entrée fracassante dans un monde magique peuplé de surnaturels qu’il me faut servir. Comme si les côtoyer ou simplement savoir qu’ils existent… pour de vrai, n’était pas déjà suffisant. Okay. Il y a aussi de bons côtés dans cette histoire. Comme les mecs. Oh mon Dieu ! Je pourrais me damner pour ne serait-ce qu’une nuit avec l’un de ces mâles capables de procurer un plaisir intense dont vous n’avez même pas idée.
Et mince. Avec tout ça, j’ai oublié de me présenter. Mon nom est Jenna Davis, apprentie réceptionniste, novice du monde surnaturel, accessoirement télépathe et super en manque de sexe. Si vous décidez de me suivre dans cette aventure, promis, je ne vous cacherai rien de mon quotidien extraordinaire entre fantasy, humour et parties de jambes en l’air. Et c’est parti…

LES 8 ÉPISODES DE LA SAISON DE JENNA

 

BONUS

 

 

En cadeau, l'épisode complet dédié

au personnage que vous avez choisi

de découvrir davantage parmi tous

ceux de la saison 1 de

"Au service du surnaturel"

 

 PREMIER CHAPITRE OFFERT

 

 

1 – Le grand méchant loup

Mon cœur s’éclatait à faire des cabrioles dans ma poitrine. Je couraiscomme une dératée.Rien de moins. Il m’était difficile de respirer ou de simplement réfléchir. Pourtant, ce n’était pas faute d’essayer. Mes neurones s’étaient fait la belle, lâches qu’ils étaient. Cela me laissait désemparée et perdue à tenter vainement de retrouver mon chemin à travers ce dédale de couloirs. Plongés en partie dans la pénombre, ils se ressemblaient tous. S’ajoutait à cela la désagréable impression que ces corridors se refermaient sur moi. Ma petite tendance à la claustrophobie était de la partie. Passer plusieurs mois enfermée dans une pièce de 10 mètres sur 10 n’avait pas été sans conséquences. Je suais dans ce corset noir lequel, qui plus est, comprimait mes poumons. Le bon côté des choses était que je portais un caleçon long en cuir noir et des petites ballerines de la même couleur facilitant ma course. Me parvenait aux oreilles le martèlement de mes pas sur le sol pourtant recouvert d’une moquette rouge vieillotte. D’autres bruits se faisaient entendre. Des halètements, preuve que je n’étais pas juste en train de faire un mauvais rêve. Ils étaient bien là, derrière moi. Si proches. J’accélérai. Je n’aurais jamais pensé pouvoir courir aussi vite vu que mon passé de sportive se résumait à arpenter les allées d’un grand centre commercial.

L’hôtel dans lequel je me trouvais me paraissait absolument désert. Pourtant, il y a toujours du monde dans ce genre d’établissement, non ? J’aurais aimé crier, appeler à l’aide, mais je réservais tout mon souffle pour l’effort qu’il me fallait fournir. Un nouveau coup d’œil par-dessus mon épaule pour constater qu’ils étaient toujours là. Mon rythme cardiaque faisait du yoyo dès que j’avais le malheur de regarder le danger qui me guettait. C’était plus que nécessaire. Mes longs cheveux bruns étaient défaits et collaient à ma peau, surtout au niveau de ma nuque. Au bout du couloir, je bifurquai sur la droite. Encore un corridor. Mais bon Dieu, où étaient les ascenseurs ? La cage d’escalier ? Les gens, quoi ! À la recherche d’une quelconque réponse, mon regard balaya désespérément l’espace. Une porte était ouverte, là-bas. Un possible refuge.

Un claquement sec me fit sursauter, m’évitant de justesse d’être mordue au mollet droit. Un couinement se fit entendre. Impossible de me retourner pour voir ce qu’il se passait. Pas le temps, ni l’envie d’ailleurs. Dès que cela me fut possible, je m’engouffrai dans la pièce. Une chambre, semblait-il, si je me fiais au mobilier. Pas d’importance. Agissant dans l’urgence, je me retournai et plaquai les deux mains contre la porte qui se referma dans un fracas sonore, avec le vain espoir qu’elle résisterait à l’assaut.

Là encore, pas de chance. Le choc d’un poids lourd qui s’écrase de l’autre côté du battant me propulsa en arrière. Je tombai et percutai durement accompagné d’un joli cri à faire exploser les fenêtres. La moquette amortit quelque peu ma chute, mais le choc me coupa le souffle. Paniquée, je me redressai à demi pour observer ceux que j’avais tenté de fuir. Ma respiration se bloqua. Mon cœur fit un nouveau looping, moi qui n’avais jamais aimé les sports à sensation comme de monter dans un grand 8. (Oui. Ça compte.) Les loups étaient là bien plus nombreux et plus gros que lorsque je les avais aperçus avant de prendre mes jambes à mon cou.

« Là, je suis dans la mouise. »

Sur les coudes, je m’éloignais d’eux en reculant comme je le pouvais. Ces bêtes féroces s’avancèrent pourtant avec nonchalance vers moi, de quoi me provoquer un arrêt cardiaque. Je me demandai d’ailleurs si cela n’aurait pas été mieux. Cette lenteur avec laquelle ils se mouvaient les rendait d’autant plus inquiétants, comme s’ils savaient déjà ce qu’ils s’apprêtaient à me faire subir. Ils avaient gagné et ô joie ! J’avais le plus mauvais rôle dans cette scène : celui de la pauvre proie sur le point d’être achevée.

Des loups se trouvaient là, à quelques mètres de mes pieds que je ramenais brusquement vers moi, la peur au ventre que l’un d’eux y plante ses crocs et me tire vers eux afin de s’en donner à cœur joie. Ne voyaient-ils pas que je n’avais que la peau sur les os, même pas un peu de gras sur les cuisses ou les fesses. Là encore, mon séjour hospitalier et les trucs infâmes qu’ils osaient appeler nourriture avaient fait leurs œuvres. C’est vrai que tout était relatif dans la vie. Moi qui n’avais eu de cesse de me plaindre de mes petites rondeurs au point de me soumettre à moult régimes par le passé. Je ne quittais pas des yeux ces loups, j’en dénombrai sept. Sept mastodontes, leurs yeux luisants et leurs crocs énormes complétaient la panoplie. Je percutai le mur derrière moi. Il y a des soirs comme ça... où rien ne va.

« Suis fichue. »

Je devais avoir une tête de chouette terrorisée ayant reçu une décharge électrique. Des frissons de peur électrisaient tout mon être. Je tentai vainement de lire en eux pour savoir ce qu’ils me réservaient, anticiper leur réaction afin de pouvoir l’éviter. Rien, pas une seule pensée n’émanait de ces monstres. Après tout, ce n’étaient que des animaux. Quoique vu leur taille et surtout la façon qu’ils avaient de me regarder, j’en doutais. Ce ne pouvait tout de même pas être des loups-garous ! Si ? Pour la première fois, je regrettais amèrement de ne pouvoir faire appel à cette capacité, apparue quelques mois plus tôt. J’avais tant souhaité m’en débarrasser et pouf ! Voici qu’elle me faisait défaut au moment où elle m’aurait été le plus utile. Quand la malchance vous poursuivait, elle ne faisait pas les choses à moitié.

Quoique ! Les bêtes s’étaient arrêtées et m’observaient, et pas seulement comme un morceau de viande. Si vraiment c’était des loups-garous, ça voulait dire que c’était des gens et non des bêtes. Une lueur d’espoir me fut permise. Apparemment, leur chef, enfin celui du milieu et semblait-il le plus hargneux si on pouvait lire ce style d’expression sur une gueule de loup, se décida à agir en s’avançant seul. Il se ramassa sur lui-même et ma respiration se bloqua lorsque je réalisai qui s’apprêtait à bondir sur moi. Mon seul réflexe fut de fermer les yeux, sentant l’heure de ma mort arriver. Encore ! Cette fois-ci, ma vie ne défila pas dans ma tête. Aucune pensée philosophique ne me vint non plus. Je m’entendis juste murmurer un lamentable : « Pitié, ne me mangez pas ! »

« J’ai pas pu rétorquer un truc aussi con, surtout si ça doit être ma dernière réplique en ce bas monde, si ? »

Je n’en revenais pas. Comment une fille aussi banale que moi – enfin si on oubliait le fait que je pouvais lire dans les pensées – avait pu se retrouver dans une situation pareille ? À coup sûr, c’était digne de paraître dans un épisode de « Au-delà du réel ».

Soudain, une voix haletante et essoufflée s’éleva dans la pièce :

— Mais merde, les gars ! Vous savez pourtant que je déteste courir.

Choquée, je réussis néanmoins à ouvrir les yeux (je ne m’étais même pas aperçue que je les avais fermés) pour fixer Victoria, appuyée d’une main contre le chambranle de la porte pour retrouver un semblant de souffle. La pauvre fille n’avait vraiment pas réalisé la situation dans laquelle elle se trouvait à présent. Elle avait dû partir à ma recherche ou entendre mes hurlements. Ah non. Ils étaient restés dans ma tête. Je lui lançai un regard qui disait explicitement : « Casse-toi, pauvre folle. » Mais, non. À défaut d’un manque flagrant de jugeote de sa part, je déglutis avec difficultés pour être capable de lui crier :

— Ne reste pas là !

Tentative manquée vu que ce message d’alerte ressembla davantage à un couinement lamentable de souris.

— Allons bon ! répondit avec désinvolture mon amie qui s’avança en lissant d’une main sa chevelure brune méchée de rouge. À la niche messieurs, et plus vite que ça !

Les yeux écarquillés par l’angoisse, je fixai à nouveau le loup face à moi qui lui ne semblait pas, mais alors pas du tout en mode « obéissance ». Brusquement, une intense lumière m’aveugla. Je n’eus pas le temps de lever un bras pour me protéger de cette soudaine clarté que déjà elle avait cessé. Autant surprise qu’apeurée, je clignai plusieurs fois des yeux, n’arrivant pas à croire au tableau qui s’offrait à présent à moi. Car ce n’était plus des loups qui me faisaient face, mais des hommes... et sacrément nus.

Accroupis, certains se redressèrent. Ô chaleur !

« Des loups puis, abracadabra ! Des Hommes ? J’hallucine ! Et puis, comment se fait-il que Victoria ne semble pas si surprise que ça ? Elle savait ce qu’ils étaient avant même que ces loups reprennent apparence humaine ou il lui manque réellement une case, à celle-là ou bien à moi ? Suis perdue, là. »

Ceux que je fixais comme s’ils étaient des aliens ne semblaient nullement affectés de se retrouver dans le plus simple appareil. Quoique cela pouvait être compréhensible vu leur anatomie à faire pâlir d’envie n’importe quel mannequin de sous-vêtements. Peut-être était-ce une invasion extraterrestre dont l’arme ultime de ces représentants d’une autre planète serait un physique auquel on ne pouvait résister ? Enfin, la gent féminine. Okay, je divaguai complètement. En tout cas, ils pouvaient en effet ne pas être pudiques le moins du monde, montés comme ils l’étaient.

Je fus trop surprise par tout ce qui m’arrivait pour être capable de détourner les yeux. Et puis, après tout, je n’en avais pas la moindre envie. Mon regard se fixa sur les jambes nues de celui face à moi. Il m’aurait suffi de tendre la main pour pouvoir le toucher. Des hanches étroites, un pénis imposant même au repos, un abdomen musclé à souhait, des pectoraux saillants, puis un visage aux traits harmonieux et pourtant si durs. Je croisais ses prunelles ambrées aussi étranges de par leurs luminescences que cette couleur peu commune. Vous allez me dire, moi j’avais les yeux vairons. Un œil vert et l’autre, marron clair. Les siens n’offraient rien d’autre que de la condescendance mélangée à de la colère, visiblement contre moi. Sauf que je n’en comprenais pas la raison. Après tout, c’étaient ces bêtes... enfin ces hommes qui m’avaient prise en chasse à travers tout l’étage de l’hôtel au cœur de Seattle dans lequel je venais de mettre les pieds. D’ailleurs, je n’aurais jamais pensé trouver en ce lieu, des... loups !

« Sauf si ce que je venais de vivre était une hallucination ou un cauchemar ! »

Hélas, vu les détails stupéfiants de réalisme, j’en doutais sérieusement. Aucun des six hommes que je comptais derrière celui qui emplissait mon champ de vision n’émettait un mot ou ne faisait un mouvement. Mon attention s’attarda sur l’un d’eux et on peut dire que sa pilosité pouvait être un indice quant à sa capacité à se transformer en bête. Je contemplais à nouveau le beau brun face à moi dont le torse était légèrement velu à la Chris Evans avant qui se la joue Captain America. Je n’aimais pas ça, mais c’est sûr que je pouvais faire une exception pour lui. Dieu seul savait que cela faisait longtemps que je n’avais pu observer un homme ainsi en réel ou fictif. Il se recula sans pour autant me lâcher du regard.

Les neurones se reconnectant, je sentis mes joues virer au rouge tomate en me rendant compte de la situation. À défaut de pouvoir me lever – sachant par avance que mes jambes flageolantes ne pouvaient me porter –, je me forçai à détourner le regard pour le ramener sur Victoria qui s’avançait dans la pièce, juchée sur des talons aiguilles et sa jupe bouffante ballottant de droite à gauche. Elle passa entre les hommes en les effleurant et vint poser sa main sur le torse nu de celui qui se trouvait sur sa droite. Je sursautai lorsque l’homme grogna... oui oui... un vrai grognement. Cette nana n’avait probablement pas la lumière à tous les étages pour risquer ainsi de se faire déchiqueter par l’un de ces hommes.

— Je m’en voudrais de vous sermonner,  même si cela pourrait être, hum... excitant disons dans une tout autre situation, mais dois-je vous rappeler qu’il est interdit d’attaquer les employés de notre établissement ?

De surprise, j’en ouvris la bouche à m’en dessécher les amygdales. Vraiment, la teneur des propos de cette femme était en total décalage avec la voix mielleuse employée et l’air coquin qu’affichait celle que je connaissais à peine. En tout cas, il était réconfortant de voir que l’entraide féminine n’était pas un simple concept pour elle. La brunette incendiaire accorda un regard à chacun des spécimens mâles avant de le fixer sur moi. Je devais avoir des yeux ronds comme des soucoupes, car une moue apparut sur son visage en réponse. Comment ne pas être éberluée après s’être fait courser par des bêtes féroces avant de les voir se transformer en chippendales ! Sans compter que tout paraissait normal pour celle qui m’avait accueillie quelques heures plus tôt. Je n’eus pas le temps d’émettre la moindre question que le regard du chef de la bande se fit plus inquisiteur. J’ai cru qu’il me passait au rayon X, me faisant frissonner de peur. L’instant suivant, son visage n’était qu’à quelques centimètres du mien. J’eus un mouvement de recul, ce qui ne l’empêcha pas de se pencher davantage, ses mains en appui sur le sol de part et d’autre de moi. Je perçus son souffle sur ma joue gauche alors qu’il s’était porté sur le côté.

— Qu’est-ce que vous faites ?

J’eus ma réponse quand je compris qu’il me reniflait. Oui... oui. Il me renifla, là, comme ça avant de se placer à nouveau devant moi, me faisant cligner des yeux d’étonnement.

— … Elle ? Une employée ?

« Ah ! Un ton à la limite du mépris. Jene dois pas être son genre à celui-là. Mais qu’est-ce que je raconte ? Le type voulait me bouffer et je me demande si je lui plais ? Tiens, d’ailleurs son regard trahit un certain intérêt à mon égard, ou alors je me trompe. Il est vrai que ça fait un bail que je n’ai pas été draguée. En tout cas, ce genre d’approche serait une première. »

La seconde suivante, il était à nouveau debout si bien que je me suis retrouvée nez à nez avec son pénis avant qu’il ne fasse plusieurs pas en arrière et sans se presser, mes amis. L’homme, acteur principal de mes pensées, sembla lire en moi. Il mit les mains sur les hanches attirant mon regard dans cette direction. Ce type faisait dangereusement s’emballer mes hormones.

« Non, mais ce n’est pas possible. Il pourrait au moins cacher son sexe ! »

— En effet, mon beau. Alors bas les pattes, répliqua avec autorité mon alliée.

J’avais des difficultés à me concentrer sur ce qui se disait autour de moi. Je regardais de tous les côtés et envisageai de courir jusqu’à la porte. Malheureusement, se trouvaient entre elle et moi, tous ces gens. Et si je faisais semblant de m’évanouir ? Là, tout de suite. Et puis, quoi ? Que se passerait-il ensuite ? Constatant le silence qui s’était installé et surprenant les regards des autres sur moi, je me décidai à parler :

— Mais enfin, que ce passe-t-il ? Que sont ces... qui sont-ils ?

Victoria était presque aussi grande que les hommes au milieu desquels elle se tenait. Elle n’aurait pu se fondre dans le décor étant donné le sex-appeal qu’elle dégageait comme eux, avec leur imposante virilité, en particulier le beau brun. Drôle tout de même, l’air supérieur qu’affichait ce dernier entre la férocité et cet air un rien taquin. Elle tourna le regard vers moi :

— Ma belle, laisse-moi te présenter notre service de sécurité !

À mon avis, c’est à ce moment-là que de la fumée devait sortir par tous les orifices de ma tête, mes neurones commençant à griller.

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